Claire Poirier (Poirier/Bastien/Proulx/Charlebois) - Fiche Individuelle
Claire Poirier (Poirier/Bastien/Proulx/Charlebois) - Fiche Individuelle
NomGabriel Bérard
Naissance1644
Décèsaprès 1705, Neuville
Baptême9/10/1644, Château-du-Loir (72)
Dit(e)Lépine
ProvenanceMaine, Château-du-Loir (72)
Misc. Notes
Baptisé le dimanche 9 octobre 1644, à Saint-Martin de Château-du-Loir, évêché du Mans en Maine , et fils du maître tailleur d’habits de femme Pierre Bérard dit Varanne et d’Isabelle Guillermain, il contracte mariage à Québec dEvant le notaire Becquet, le lundi 23 octobre 1673, avec Geneviève Hayot, née en 1658, fille de Jean Hayot et de Louise Pelletier, de Sillery. De leur union naissent onze enfants.
Il s’établit dans la seigneurie d’Autray en 1673, mais il s’intéresse depuis un certain temps à la traite des fourrures, puisqu’il a fait un voyage aux Outaouais en 1671 en compagnie de Jacques Larguillier et a expédié des peaux de castor à Québec, ce qui est à l’origine d’un malentendu avec le sieur Jean Perré représentant les personnes qui ont engagé des fonds dans cette expédition. Pour régler à l’amiable ce différend, le sieur Perré lui verse ainsi qu’à Larguillier, 25 livres chacun. Le 3 octobre suivant, il s’engage de nouveau pour ce même sieur Perré à faire le voyage aux Outaouais en compagnie de Jean Dupuis, Antoine Bazinet et Eustache Prévost. Ils devront se partager la moitié des profits.
Le 13 novembre 1673, il achète de Jean de Lalonde et Marie Barbarie, pour la somme de 400 livres, une concession de deux arpents de terre de front par quarante arpents de profondeur dans la seigneurie d’Autray. Anne Gasnier, veuve de Jean Bourdon, lui remet le titre officiel de concession, le 6 mai 1674. Malgré son intérêt pour la traite des fourrures, il s’occupe également d’agriculture car, le 6 octobre 1675, il loue d’Anne Gasnier pour six ans, la métairie du domaine seigneurial d’Autray, à raison de 150 livres par année et le 30 mai 1676, il achète de Jean Boullard, habitant de Repentigny, une concession de deux arpents de terre de front par quarante arpents de profondeur à Autray avec les bâtiments dessus construits pour la modique somme de 50 livres. Son intérêt pour la traite n’en diminue pas pour autant. il se permet même de se rendre aux pays des Outaouais sans autorisation, ce qui lui vaut, en octobre 1680, un séjour en prison et une amende de 2000 livres, dont 1000 livres au roi et 1000 livres aux pauvres de l’Hôtel-Dieu de Québec, qu’il semble avoir réglé assez rapidement. On fait une descente chez lui le 24 octobre 1680 à Autray pour y saisir des peaux de castor. Le 4 mai 1685, il achète de Jean-François Pelletier une habitation de quatre-vingt arpents en superficie au même endroit.
l’appel des pays d’en haut se fait à nouveau entendre sans doute suite à un besoin pressant de fonds. Ayant appris de sa mésaventure de 1680, en compagnie de Jean Hazeur et de Guillaume Yvelin, il achète de François Hazeur, au prix de 3103 livres 2 sols et 9 deniers, un congé de traite, le 18 juin 1686. il emprunte de ce même Hazeur en marchandises et équipements pour ce voyage aux Outaouais la somme de 908 livres 12 sols et 10 deniers. Le 4 août 1688, de nouveau en partance pour la traite, il engage Louis Hue pour < aider à monter et charger un canot de marchandises et aider a ramener un canot de pelleteries. > il lui promet un salaire de 300 livres pour cette expédition. Le lendemain, solidairement avec Guillaume Yvelin et Jean Hayot, il déclare avoir emprunté 1931 livres 4 sols et 3 deniers pour les marchandises nécessaires à ce voyage. il part encore pour les Outaouais en 1690 reconnaissant, le 15 mai, devoir au sieur Hazeur solidairement avec Jacques Larguillier la somme de 529 livres 2 sols et 6 deniers pour des marchandises. Un nouvel emprunt de sa part au sieur Hazeur avec François Rochereau et Dumay pour une somme de 1803 livres 19 sols et 5 deniers nous prouve qu’il part encore pour la traite. il obtient quittance de cette somme le 13 septembre 1695 ayant remboursé en castor.
Il quitte la région de Montréal à cette époque ayant acheté du sieur Nicolas Dupont de Neuville, le 27 avril 1696, au prix de 360 livres, la terre de deux arpents de front par quarante arpents de profondeur ayant appartenu à Pierre Bulté à Neuville. Son épouse se rapproche de la sorte de sa parenté, et lui, il pourra s’intéresser à la traite qui se fait du côté de Mont-Louis, ce qu’il ne manque pas de faire comme le confirme une requête de sa part au Conseil Souverain le 23 avril 1703. il réclame le salaire de deux années de gages, soit 200 livres, pour les services de son épouse à la société de traite des sieurs Riverin, Magnan et Bourlet à Mont-Louis. Elle obtient 183 livres 1 sol et 11 deniers. il n’est pas présent le 14 juin 1705, au contrat de mariage de sa fille Geneviève avec Jean Tapin: son épouse le représente. il lui en a donné l’autorisation par une missive écrite à Tadoussac le 3 mars précédent. il décède au cours de ce voyage, car il n’est plus le 21 novembre suivant, alors que sa veuve achète du sieur Nicolas Dupont de Neuville la terre qu’il a concédée à son mari en 1696.
Conjoint(e)s
Naissancevers 1658, Sillery
PèreJean Hayot (~1634->1687)
MèreLouise Pelletier (1640-1673)
Mariage23/10/1673, Neuville
EnfantsCatherine (~1688-1756)
Dernière modification 7/9/1999Créé le 10/3/2020 avec Reunion pour Macintosh
Mars 2020