NomGilles Dufault 
Naissancevers 1645, Châteauneuf-du-Faou (29)
Immigration18/8/1665, Québec
Décès2/3/1706
Inhumation3/3/1706, Champlain
Professionmaître charpentier
Dit(e)Lebreton
ProvenanceBretagne, Châteauneuf-du-Faou (29)
Misc. Notes
Fils de Pierre Dufaut et de Marie Riont, de Châteauneuf-du-Faou, évêché de Cornouailles en Bretagne, il contracte mariage sous seing privé à Sorel, le vendredi 24 juin 1678, avec Françoise Siméon fille de feu Pierre Siméon et de Marie Gervaise, de Magny archevêché de Rouen en Normandie, et veuve de Claude Cognac dit Lajeunesse. De leur union naissent six enfants.
Il vient au pays comme soldat de la compagnie du sieur Saurel, au régiment de Carignan-Salière. il arrive à Québec le 18 août 1665, à bord du navire La Paix. il est confirmé à Sorel le 2 juin 1666. Après le licenciement des troupes en 1668, il décide de demeurer au pays et son ancien capitaine de compagnie, le sieur Pierre de Saurel lui concède une terre dans sa seigneurie. Le 3 mars 1689, il achète de Jean Lavanois dit Laviolette une terre de deux arpents de front par quarante arpents de profondeur au même endroit. il verse comptant 10 écus, sur les 60 écus du prix d’achat. Charpentier de métier, il s’engage deux jours plus tard à faire diverses pièces de bois de longueurs variées pour le sieur Nicolas Gatineau, qui lui promet 18 livres et deux pots d’eau-de-vie pour ce travail. Le 22 mars suivant, pour 60 livres, il promet de construire une chambre attenante à deux autres que le sieur Gatineau possède déjà. Jean Lavanois dit Laviolette l’engage, le 22 avril suivant, à lui construire une maison de vingt-quatre pieds par dix-huit pieds, au Cap-de-la-Madeleine. il vend les terres et la maison qu’il possède à Sorel à Germain Gauthier, le premier juin 1669, au prix de 200 livres.
Le 11 juillet 1677, Michel Brouillet lui vend une terre de deux arpents de front par quarante arpents de profondeur à Sorel au prix de 300 livres. il la lui rétrocède, le 8 septembre suivant, moyennant une compensation de 40 livres et deux minots de farine de blé français, et 7 livres et 10 sols qu’il doit payer en son nom au sieur Salvaye. Le 24 juin 1678, sa future épouse renonce à la communauté de biens qu’elle a eue avec feu Pierre Cognac. Dès après son mariage, il va se fixer à Boucherville sur une terre de cent arpents en superficie que le sieur Pierre Boucher lui concède officiellement le 6 février 1680. Au recensement de 1681, il possède une arme à feu et deux bêtes à cornes. il ne tarde pas à devenir le charpentier attitré de Boucherville. Vincent Verdon de la Rivière-Puante lui donne quittance de 60 livres pour une vache, le 8 janvier 1684. Le 7 septembre suivant, François Balan lui fait don, en cas de mort, de la somme de 3000 livres en remerciement des services qu’il lui a rendus. Cette donation deviendra nulle s’il revient sain et sauf de guerre. Le 6 décembre, ce même François Balan lui fait transport de 300 livres dues à Lerouge de Québec. Pour la somme de 25 livres, il achète de Jean Haudecoeur un emplacement d’un demi arpent par un quart d’arpent à Boucherville, le 28 avril 1685. il doit, le 11 mai suivant, la somme de 124 livres pour des marchandises à Jean Malhiot. Les habitants de Boucherville lui confient, le 18 juin 1686, la construction du presbytère de l’endroit et lui promettent soixante minots de blé pour ce travail.
Nicolas Demuy lui commande, le 7 novembre 1687, la construction de deux maisons à Boucherville, une de quarante pieds par vingt-deux pieds, et l’autre de vingt-et-un pieds par dix-huit pieds. il lui promet 300 livres pour ces travaux et une demi-barrique d’anguilles. La couverture du presbytère qu’il a construite l’année précédente a des fuites. Pour éviter un procès avec les habitants du lieu, il en vient à une entente, le 2 août 1688. il réparera le tout à ses frais et garantira la couverture contre tout défaut pendant cinq ans. Après avoir passé un marché pour des travaux de menuiserie au logis d’Antoine Adhémar, le 18 octobre 1689, il s’engage à construire une maison de vingt-cinq pieds par dix-huit pieds pour Pierre Chaperon, le 24 mars 1690. il lui verse 50 livres en argent et 27 livres et 10 sols en blé. il ne manque pas de contrats, car le 10 juillet 1690, Marin Tailhandier lui confie la construction d’un bâtiment de vingt-cinq pieds par dix-neuf pieds, pour lequel il lui promet 19 livres et deux minots de blé, ainsi que la quittance de tout ce qu’il lui doit. il débute l’année 1691 en engageant le jeune Pierre Cognac, enfant du premier mariage de son épouse, pour une durée de trois ans, à Jean Fontenelle qui promet de le nourrir et de le loger. il loue la moitié de sa grange dans le Fort de Boucherville à Jean Drapeau dit Laforge, le 28 juin suivant, moyennant 35 livres. il s’apprête ensuite à quitter Boucherville, et le 3 février 1692, vend à Mathurin Pénichaud une maison non achevée dont il promet de finir la charpente. il en obtient 105 livres de France. Le 9 juin suivant, il échange une maison à Jean Vinet contre une maison et un emplacement d’un quart d’arpent par deux arpents à Boucherville.
Il doit à Bertrand Arnaud, la somme de 140 livres et 10 sols pour des marchandises, le 27 juin. il lui fait transport de vingt rninots de blé et cinq minots de pois verts que lui doit le nommé Du Sablon puis vend la moitié de sa concession de Boucherville à Jean Sicot, pour la somme de 600 livres, deux jours plus tard et quitte cet endroit pour Québec où son épouse est hospitalisée. Le 29 juin 1693, il met en apprentissage, pour une période de six ans, auprès du maître menuisier et tourneur Jacques Suire de Québec, son fils François, âgé de treize ans. Suire promet de lui apprendre son métier, de le nourrir et de le loger et de lui remettre à la fin de son apprentissage des habits neufs pour une valeur de 50 livres. il donne quittance à Jean Sicot de Boucherville pour l’achat de son habitation, le 10 octobre de la même année et s’établit à Québec sur la rue Champlain. Son ami, le nommé Arnaud, lui fait don, le 27 décembre 1695, pour l’amitié qu’il lui porte de la somme de 5000 livres héritées de la succession de son défunt père Germain Arnaud, aubergiste à < Bidache proche de la ville de Bajane >. En compagnie de son beau-fils Pierre Cognac, le 3 décembre 1696, il s’engage à construire une grange de trente pieds par vingt-et-un pieds pour le maître charron Henry De Launay de Québec, sur son habitation du village Saint-Bernard de Charlesbourg. il en obtient 153 livres. Le 31 décembre 1698, le sieur Pierre Bécard de Granville lui loue pour cinq ans, moyennant la moitié des grains et des écrois, les terres de sa seigneurie de l’Ile-aux-Oies. il ne paraît pas donner suite à ce contrat, car le 7 janvier 1699, il promet au marchand Pierre Duroy de Québec de lui construire une étable de quarante pieds par vingt-trois pieds, pour le prix de 300 livres. Son épouse décède à Québec le 15 mai suivant. il quitte ensuite la région de Québec pour Saint-Antoine de Tilly et Champlain où il décède le 2 mars 1706. il y est inhumé le lendemain.
Conjoint(e)s
Naissancevers 1646, Magny-en-Vexin (95)
Décès15/5/1699, Québec
Inhumation1699
ProvenanceIle de France, Magny-en-Vexin (95)