Saint-Nicolas et autres généalogies - Fiche Individuelle
Saint-Nicolas et autres généalogies - Fiche Individuelle
NomAnne Archambault
Naissancevers 1631, Dompierre (17) en France
Décès29/7/1699
Inhumation30/7/1699, Montréal
PèreJacques Archambault (~1604-1688)
MèreFrançoise Tourault (~1599-1663)
Misc. Notes
Fille de Jacques Archambault et de Françoise Touraud, de Dompierre en Aunis, elle contracte mariage dEvant le notaire Bancheron, le lundi 22 juillet 1647, avec Michel Chauvin dit Sainte-Suzanne, fils de Gabriel Chauvin et de Marie Drouard, de Sainte-Suzanne en Maine, et l’épouse à Québec, le lundi 29 juillet 1647. De leur union naissent deux enfants. Son mari étant décédé, elle épouse à Montréal, le mardi 3 février 1654, Jean Gervaise, fils d’Urbain Gervaise et de Jeanne Pebise, de Souvigné, archevêché de Tours en Touraine. Le contrat de mariage n’est passé dEvant le notaire Closse que le mercredi 25 mars 1654. De leur union naissent neuf enfants.
Elle arrive avec ses parents à Québec en 1646. Son mari était déjà marié en France avec Louise Delisle. C’est Louis Prudhomme de Montréal, qui étant de passage à Laflèche en 1650, se fait demander des nouvelles de Michel Chauvin et apprend, qu’il était déjà marié avant de venir en Nouvelle-France. il rencontre même Louise Delisle. De retour à Montréal, il en informe les autorités. Une enquête menée le 8 octobre 1650, par Monsieur de Maisonneuve et le Père Pijart confirme la chose. Après avoir avoué, Michel Chauvin réussit à s’enfuir et retourne en France. Une sentence du 3 juillet 1651 permet la vente de ses biens. Après avoir remboursé les créanciers de la somme de 174 livres, Monsieur de Maisonneuve remet le surplus de la vente qui se chiffre à 764 livres 11 sols à Anne Archambault, ce dont elle lui donne reconnaissance dEvant le notaire de Saint-Père le 6 juillet.
Cette malheureuse expérience ne l’empêche pas de se remarier en 1654. Son mari, Jean Gervaise, décède à Montréal où il est inhumé le 12 mars 1690. Les enfants consentent dès le 28 mars suivant à ce que leur mère demeure en possession des biens de la succession et qu’elle les administre jusqu’à son décès. Elle prend aussitôt les choses en mains, car le lendemain 29 mars, elle obtient quittance de son gendre Jean Dupuy, époux de sa fille Jeanne Gervaise, de la somme de 430 livres et 10 sols, dont 300 livres pour leur nourriture et logement pendant un an sous son toit et le surplus pour divers comptes. Le 27 décembre 1690, < pour la paix de sa conscience >, elle déclare que deux ans avant le décès de son mari, ILs ont vendu à leur fils, Louis Gervaise, une paire de boeufs d’environ quatre ans pour la somme de 160 livres, qu’il a remboursée depuis et dont elle lui donne quittance. Le même jour, Nicolas, un autre de ses fils lui achète deux taureaux et deux boeufs pour la somme totale de 240 livres.
Elle voit de près à ses affaires, car le premier octobre 1691, elle déclare que son défunt mari a emprunté une somme de 400 livres au marchand Jean Péré de La Rochelle (17). Elle obtient quittance de cette somme, le 4 avril 1694. Elle a également endossé une dette de 800 livres, contractée par son père en 1650, envers les héritiers du sieur de Repentigny. Entre le premier février 1692 et le 29 décembre 1695, elle rembourse le tout. Toujours soucieuse du bien de ses enfants et de ses petits-enfants, elle se préoccupe du fait que son gendre Jean Baptiste Gadois n’a pas fait procéder à l’inventaire des biens laissés par Marguerite Gervaise au moment de son décès. Elle règle le problème, en passant un accord avec lui de façon à s’assurer que la moitié des biens de sa succession revienne aux enfants qu’il a eus avec Marguerite Gervaise. Elle se préoccupe ensuite de régler sa propre succession.
Elle réunit dans ce but ses enfants et leurs conjoints, le 25 mars 1693, et fait procéder par le notaire Adhémar au partage de ses biens dont entre autres une terre de dix arpents, quatre boeufs de labour, des outils, des meubles, dix-huit perches de terre qui lui appartiennent dans la succession de son père. Ses fils, Charles et Urbain, sont chargés de s’occuper d’elle pour la durée de ses vieux jours. Le 26 novembre suivant, elle fait son testament. Elle lègue 500 livres, qui lui sont dues par son gendre Jean Baptiste Gadois, à la fabrique Notre-Dame de Montréal. Elle prévoit même que, si jamais ses héritiers contestent cette décision, la même somme sera alors prise sur ses biens personnels. Elle donne aux Récollets une somme de 100 livres pour qu’ils fassent dire < le plus tôt possible après son décès > cent messes de requiem. Les Sulpiciens qui l’apprécient ainsi que ses enfants lui concèdent un emplacement de cinq cent trente toises en superficie attenant à leur jardin le 23 juillet 1694. C’est sa part de la moitié de cet emplacement que le 2 mars 1699, elle donne à ses enfants. Elle est malade à ce moment là, car le 27 février elle a fait venir à son chevet Pierre Cabazier, Georges Pruneau et Antoine Batanville afin de modifier une clause de son testament, disant que tous ses enfants avaient eu lors de leur mariage un lit ou l’équivalent, à l’exception de son fils Urbain. C’est pourquoi elle lui lègue le lit où elle est couchée. Elle décède à Montréal le 29 juillet 1699.
Dernière modification 14/5/2002Créé le 10/3/2020 avec Reunion pour Macintosh
Mars 2020