Saint-Nicolas et autres généalogies - Fiche Individuelle
Saint-Nicolas et autres généalogies - Fiche Individuelle
NomMathurine Robin
Naissancevers 1592, Mortagne (61) en France
Décès16/4/1662, Beauport
Inhumation17/4/1662, Québec
PèreEustache Robin (~1567-)
MèreMadeleine Avrard (~1567-)
Misc. Notes
originaire de Mortagne.
Conjoint(e)s
Naissance18/9/1592
Baptême18/9/1592, Tourouvre (61) en France
Décès30/5/1663, Beauport
Inhumation31/5/1663, Québec
Professionmaçon
PèreJacques Guyet (~1563-1623)
MèreMarie Huet (~1565-1626)
Misc. Notes
Baptisé le vendredi 18 septembre 1592, à St-Aubin de Tourouvre au Perche, (Orne), fils de Jacques Guyet et de Marie Huet, il épouse Mathurine Robin à Tourouvre, le vendredi 12 juin 1615. De leur union naissent dix enfants.
Tout jeune il apprend le métier de maçon. Le 30 novembre 1615, les paroissiens de Tourouvre lui commandent, ainsi qu’au maçon Jehan Froger, la maçonnerie d’un escalier de pierre de trente-et-une marches menant au premier étage de la tour de leur église. Son père étant décédé en 1623, il prend avec lui sa mère et vend la maison familiale de Tourouvre, le 29 septembre, pour aller se fixer à Mortagne où il habite avec sa femme et les quatre enfants qui leur sont déjà nés: Barbe, Jean, Simon et Marie. Reconnu dans son milieu comme excellent ouvrier, on lui confie des travaux d’importance tels ceux de la restauration des murailles de la ville de Mortagne. Cette commande, en date du 21 juillet 1625, lui est faite par le procureur syndic des habitants de la ville de Mortagne, qui lui promet pour ces travaux la somme de 150 livres, ainsi qu’une livraison d’échafaudages, d’eau, de chaux et de sable. il a par la suite beaucoup de difficultés à se faire rembourser pour ces travaux et doit recourir à la justice pour obtenir son dû. Sa mère, Marie Huet, ne survit pas longtemps à son époux, puisqu’elle est inhumée le 26 février 1626. Dès le 10 mars suivant, il achète une maison plus spacieuse à Notre-Dame-de-Mortagne. C’est là que naissent Claude, Denis et Michel. Barbe, sa fille aînée, contracte mariage, le 11 février 1632, avec Pierre Paradis. Son trousseau fort bien garni démontre que son père jouit d’une bonne situation. Pourtant, deux ans plus tard, le 14 mars 1634, il s’engage envers son compatriote Robert Giffard à venir avec un de ses enfants travailler dans sa seigneurie de Beauport en Nouvelle-France, pour une période de trois ans, après quoi il recevra mille arpents de terre. Giffard s’engage même à faire venir à ses frais, en 1636, sa femme et ses autres enfants.
Arrivé à Québec à la fin de juin 1634, il travaille comme convenu pendant trois ans au service de Robert Giffard, qui dès le 3 février 1637, lui concède, tel que promis en 1634, le fief connu par la suite sous le nom de Dubuisson. Entre temps, le dimanche 27 juillet 1636, on a recours à lui, faute de notaire, pour rédiger le contrat de mariage de Robert Drouin et d’Anne Cloutier. On sait que depuis 1636, avec Zacharie Cloutier, il conteste les termes de son contrat le liant à Robert Giffard. il s’agit en fait d’une question d’apostrophe, mais d’une importance capitale pour lui et Zacharie Cloutier qui a passé son contrat d’engagement en même temps que lui. Giffard, dans leur contrat leur a promis à <chacun d’eux> mille arpents de terre. Or Jean Guyon et son ami Zacharie Cloutier prétendent qu’il leur a promis à chacun deux mille arpents de terre. l’affaire traîne en justice et ce n’est que le 4 mai 1642, que le gouverneur Montmagny tranche en faveur de Giffard. Le vendredi 23 janvier 1643, le notaire Piraube dépose le règlement final de cette affaire. Appelé à prêter foi et hommage pour son fief Dubuisson, il se fait tirer l’oreille. il refuse également de faire réaliser l’aveu et dénombrement de ses terres.
Ce n’est que le 30 juillet 1646 que, profitant de l’absence du seigneur Giffard, il se rend au manoir seigneurial pour prêter foi et hommage à son seigneur. il se présente à la porte principale et frappe. C’est François Boulé, le fermier du seigneur de Beauport, qui vient répondre. C’est donc dEvant lui qui prétend pouvoir recevoir < les vassaux à foy et hommage >, qu’il met un genoux à terre et déclare par trois fois: < Monsieur de Beauport, je vous fais et porte la foy et hommage que je suis tenu de vous faire et porter, à cause de mon fief Dubuisson >. On sait qu’à la procession de la Fête Dieu de cette même année 1646, c’est lui qui porte la torche représentant son corps de métier. il y a posé un écusson où figurent les armes de son métier < marteau, compas et règles >. Son nom ne paraît plus souvent dans les actes notariés après 1646. On sait qu’il donne comme étrennes aux Jésuites, en janvier 1651, un chapon et une perdrix. il possède toujours sa maison de Mortagne. Le 18 octobre 1653, par un contrat dEvant le notaire Audouart de Québec, il la cède à la charité de l’église du même lieu. En plus, pour ce don, d’acquitter les arrérages des cens et rentes pour cette maison, la Charité de Mortagne doit, à sa demande, faire chanter le libera sur la tombe de sa défunte mère qui est enterrée entre le cimetière et les fonts baptismaux.
Lui et son épouse se font don mutuel de leurs biens, le 20 août 1657. À titre de < droit d’aînesse >, Ils cèdent également à l’aîné de leurs fils, < une petite chambre à feu ou de présent est la forge avec le jardin du dEvant icelle >. Quant au reste des biens, ILs doivent être partagés entre tous leurs enfants. Monsieur d’Argenson lui concède, le 6 août 1658, une place de vingt pieds carrés près du quai à la Basse-Ville de Québec. Le 17 juillet 1659, n’étant plus en mesure de faire valoir son fief, il le loue pour trois ans à Pierre Brécosté, moyennant la moitié des grains et des profits et vingt-cinq cordes de bois. Pour les animaux qu’il lui laisse, il doit fournir vingt livres de beurre par vache et douze fromages. Quant aux quatre cochons qu’il lui loue, il doit en reprendre deux pour la Toussaint. Son épouse décède à Beauport le 17 avril 1662. Quant à lui, alors qu’il est malade au lit, dans la maison de Bertrand Chesnay sieur de la Garenne, il dicte son testament au notaire Audouart, le lundi 14 mai 1663. il décède à Québec le 30 mai suivant et est inhumé au cimetière de cet endroit le lendemain.
Misc. Notes
engagé le 14 mars 1634 par Robert Giffard; concession de l’arrière-fief Dubuisson dans Beauport le 14 mars 1634, hérité par son fils Jean; DBC I 369.
Mariage12/6/1615, Tourouvre (61) en France
EnfantsBarbe (1617-1700)
 Jean (1619-1694)
 Marie (1624-1696)
 Claude (1629-1694)
 Denis (1631-1685)
Dernière modification 14/10/2012Créé le 10/3/2020 avec Reunion pour Macintosh
Mars 2020