Saint-Nicolas et autres généalogies - Fiche Individuelle
Saint-Nicolas et autres généalogies - Fiche Individuelle
NomJulienne Baril
Décès15/12/1627
Inhumation16/12/1627, Mortagne (61) en France
PèreJean Baril (-1610)
MèreRaoulline Crête (-1616)
Misc. Notes
Elle n’est pas venue au Canada.
Conjoint(e)s
Naissancevers 1588, Mortagne (61) en France
Décès25/3/1671, Château-Richer
Professionmaçon
Misc. Notes
Les informations qui suivent sont tirées d’Archange Godbout: Nos ancêtres au XVIIe siècle, et de Michel Langlois: Dictionnaire biographique des ancêtres québécois (1608-1700).

Marin Boucher est né vers 1587 à Mortagne dans le Perche. Le 7 février 1611, dans l’église de Saint-Jean de Mortagne, il épousa Julienne Baril, fille du marchand Jean Baril et de Raoulline Crête ou Creste, de Saint-Langis-lès-Mortagne. Celle-ci mourut le 15 décembre 1627 et fut inhumée le lendemain à Saint-Langis après avoir eu sept enfants; de ceux-ci, seul François survivra et viendra au Canada avec son père.

Vers 1629, à Saint-Langis-lès-Mortagne, Marin convola en secondes noces avec Perrine Mallet, née vers 1604-06, fille de Pierre Mallet et de Jacqueline Liger, de Courgeon, évêché de Sées, dans le Perche. On croit que Marin serait arrivé en Nouvelle-France en 1634 avec le premier contingent de colons amené par Robert Giffard; il fait de toute façon partie des plus anciens habitants européens à venir s’installer définitivement au pays. il est venu avec sa femme, son fils François (16 ans) né du premier mariage et ses fils Louis-Marin (4 ans) et Jean Galleran (1 an) nés du second mariage. il signait <M Boucher>; il fut cultivateur mais exerça aussi le métier de maçon.

Dans son Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, Michel Langlois rapporte quelques mentions du nom de Marin Boucher, bien antérieures à son arrivée au Canada. Ainsi, le 18 février 1613, dEvant le notaire Leblond de Mortagne, en compagnie de Jean Boucher l’aîné, il <donne quittance à Alexandre Lavye>; le 15 janvier 1614, il reconnaît une obligation de 13 livres et 10 sols dEvant le notaire Bart; le 1er mars 1614, il signe comme témoin à une quittance de Raoulline Creste, veuve de Jean du Baril. Puis, avant 1615, il vend à Jean Guyon sa maison de Mortagne composée <de deux chambres basses, grenier au-dessus, jardin et toit à porc>.

En Nouvelle-France, c’est le testament de Champlain, en 1635, qui mentionne pour la première fois le nom de Marin Boucher; on peut y lire la phrase: <je donne à Marin, maçon, demeurant vers la maison des pères Récollets, le dernier habit que j’ai fait faire de l’étoffe que j’ai prise au magasin>. Marin exploitait, à cette époque, un terrain que les Récollets auraient été obligés d’abandonner en 1629 lors de la prise de Québec par les Kirke; il affirmera en avoir eu concession de la Compagnie de la Nouvelle-France; le 25 juillet 1647, il vendra, selon Archange Godbout, ce terrain aux Hospitalières pour le prix <de 100 livres et de 10 livres d’épingles> (Michel Langlois parle plutôt de <200 livres>); la propriété consistait en 3 arpents de front sur la rivière Saint-Charles <depuis le ruisseau où aboutit le champ essarté des Révérends Pères Récollet et celui où aboutit le désert ci-dEvant à Jacques Caumont>. Lors de leur retour au Canada en 1670, les Récollets revendiqueront à nouveau le terrain mais, quoiqu’il en soit, Marin vécut environ une dizaine d’années le long de la rivière Saint-Charles; c’est durant cette période, soit le 7 septembre 1639, qu’il signa comme témoin à l’inventaire des biens de Philippe Amiot et d’Anne Convent.

On ne sait pas précisément à quel moment Marin Boucher et son beau-frère Thomas Hayot, mari de Jeanne Boucher, la soeur de Marin, décidèrent de louer le domaine des Jésuites à Beauport mais, le 11 juin 1646, le Journal des Jésuites rapporte que ces deux fermiers se séparèrent, Hayot gardant la ferme et Boucher allant s’établir à Château-Richer sur une concession voisine de celle d’Olivier Le Tardif. Ce dernier lui concéda d’ailleurs une terre à Château-Richer le 14 juin 1650 sur laquelle il finira ses jours.

Avançant en âge et désireux de garder les siens près de lui, Marin se désaisit peu à peu de ses concessions au profit de ses fils et de ses gendres entre 1655 et 1670. Plusieurs donations ont été répertoriées durant cette période: notamment à ses fils Jean Galleran et Guillaume, ainsi qu’à ses gendres Louis Houde et Jean Plante. Le nom de Marin Boucher apparait deux fois au recensement de 1666: soit à l’Ile d’Orléans et à Beauport. En 1667, il est Recensé dans la seigneurie de Beaupré (à Château-Richer); il se dit âgé de 80 ans et déclare 8 bestiaux et 20 arpents de terre en valeur. Marin mourut le 29 mars 1671 et son acte de sépulture apparaît dans les registres de Château-Richer. Sa veuve, Perrine Mallet, lui survécut plusieurs années. En 1681, elle est Recensée avec Antoine Voilon, tailleur, qui était apparemment un engagé. Elle fut inhumée à Québec le 25 août 1687.
Mariage7/2/1611, Mortagne (61) en France
EnfantsFrançois (1617-~1675)
Dernière modification 17/12/2000Créé le 10/3/2020 avec Reunion pour Macintosh
Mars 2020