Claire Poirier (Poirier/Bastien/Proulx/Charlebois) - Fiche Individuelle
Claire Poirier (Poirier/Bastien/Proulx/Charlebois) - Fiche Individuelle
NomMathieu Amiot
Naissance1628, Soissons (02)
Immigration1635
Décès1688
Inhumation19/12/1688, Québec
Dit(e)Villeneuve
ProvenancePicardie, Soissons (02)
Dit(e)(sieur de) Villeneuve
PèrePhilippe Amiot (-~1638)
MèreAnne Convent (~1605-1675)
Misc. Notes
Fils de Philippe Amiot et d’Anne Convent, de Soissons en Picardie, il contracte mariage dEvant le notaire Audouart, le samedi 19 novembre 1650, avec Marie Miville, baptisée à Notre-Dame de Brouage, le lundi 13 décembre 1632, fille de Pierre Miville et de Charlotte Maugis, et l’épouse à Québec, le mardi 22 novembre 1650. De leur union naissent seize enfants.
Il n’a pas huit ans quand il arrive à Québec avec son frère Jean et ses parents en 1635. Comme c’est l’habitude à cette époque, on l’envoie, malgré son jeune âge avec les missionnaires Jésuites dans leur mission auprès des Amérindiens, afin qu’il puisse apprendre leur langue et servir par la suite d’interprète. il ne semble pas, comme son frère Jean, s’être plu à ce genre de vie. Peut-être aussi, la mort prématurée de ce dernier le décide-t-il à orienter autrement sa vie. Mais, le 18 octobre 1649, il se départit en faveur de Jacques LeNeuf de la Poterie des biens qu’il a hérité de son frère à Trois-Rivières. il préfère demeurer à Québec où il a reçu du Gouverneur Louis Dailleboust une concession de cinquante arpents. Quelques jours plus tard, il achète de Louis Houde, pour la somme de 55 livres, douze arpents de terre de front sur la rivière de Cap-Rouge, tenant des deux côtés aux terres du seigneur de Maure. Son mariage lui permet d’acquérir une concession appartenant à son beau-père sur la Grande-Allée. Ce dernier s’engage également à lui assembler à cet endroit la charpente d’une maison de vingt-cinq pieds. il est confirmé à Notre-Dame de Québec, le 10 août 1659.
Comme tout sourit à ceux qui possèdent déjà, il obtient des Jésuites, le 3 janvier 1661, une concession de trois arpents par vingt arpents dans leur seigneurie de Sillery. Jean Juchereau de Maure, le 6 septembre 1665, lui accorde à son tour douze arpents de terre par vingt arpents dans sa seigneurie de Cap-Rouge, quatre arpents au-dessous de la Pointe vulgairement appelée Villeneuve et huit arpents au-dessus vers Québec le long du fleuve. il a beaucoup de choix où demeurer. Cependant lors du recensement de 1667, il habite toujours à Sillery et possède neuf bestiaux, tandis que vingt-sept arpents de sa terre sont mis en valeur. Le 16 août 1667, Marguerite Boissel, femme d’Étienne Bouchard, lui doit 30 livres restant d’une plus grande somme qu’il lui dEvait, pour l’achat de deux barriques et demie d’anguilles. Le 17 février 1668, il réclame de Jacques Pinel, Antoine Pouliot et Gilles Danjou des planches qu’ils ont faites en coupant du bois sur sa terre sans sa permission: il a gain de cause. il achète ensuite de Pierre Gourdon dit Laviolette la moitié de six arpents lui appartenant par indivis dans la seigneurie de Cap-Rouge. il ne paye que 35 livres pour cette acquisition. Le 30 septembre 1669, il accepte un chEval qui lui est donné par le Roi. Ce même < chEval étalon sous poil rouge bai >, il le donne aux Jésuites, avec l’autorisation du Gouverneur, le 27 avril 1670.
Quelques mois plus tard, il vend sa métairie de la Grande-Allée avec maison, grange, étable et jardin à Marie Sevestre, veuve de Jacques Loyer, pour la somme de 1600 livres, dont il reçoit 1105 livres comptant. il lui en donne quittance finale, le 20 septembre 1671. Durant cette période il semble être à court d’argent, car il réclame du temps pour payer 17 livres à André Foran pour du travail que ce dernier lui a fait. Le 26 août 1672, il délègue sa femme à la Prévôté pour qu’elle réclame des sommes qui leur sont dues. il obtient ainsi 15 livres de Vincent Croteau, 25 livres de Pierre Dubois Morel et 100 sols d’Étienne Chevalier. il passe beaucoup de temps, durant les années qui suivent, à régler au nom de ses enfants la succession de sa mère Anne Convent. Elle a légué ses biens à ses petits-enfants, le 5 janvier 1674. Cependant, elle est veuve en deuxièmes noces de Jacques Maheu et femme en troisièmes noces d’Étienne Blanchon. Ce dernier se fait tirer l’oreille pour régler la succession et d’autant plus que Jacques Maheu, deuxième mari d’Anne Convent possède de nombreuses terres. DEvant les difficultés à régler cette succession, on s’adresse d’abord à la Prévôté de Québec. Une première demande est faite le 17 juin 1676. Un jugement a lieu, le 18 mars 1677, précisant qu’Étienne Blanchon n’a droit qu’aux conquets réalisés durant son mariage avec Anne Convent et à 800 livres qu’il a apportées dans la communauté au moment de son contrat de mariage.
Ce jugement ne contente pas Blanchon, non plus qu’Éléonore de Grandmaison représentant Geneviève de Chavigny, veuve de Charles Amiot, frère de Mathieu. Étienne Blanchon en appelle au Conseil souverain. il obtient, le 26 juin 1677, que son appel soit entendu. De son côté, Éléonore de Grandmaison, pour Louis Couillard et Geneviève de Chavigny, veut également en appeler au Conseil souverain. Pour éviter une chicane de famille, on en vient à un compromis en remettant le tout entre les mains de Louis Rouer de Villeray et de Jean Baptiste Peuvret de Mesnu, leur demandant d’arbitrer le différend. Les arbitres ayant manqué de temps, on proroge le compromis le 19 mars 1678. Le 28 avril 1678, on en vient à un accord avec Étienne Blanchon. Le différend par contre persiste entre, d’une part, Mathieu Amiot au nom de ses enfants, et Geneviève de Chavigny au nom des siens. De nouveau, le 8 mars 1683 dEvant le notaire Genaple, on reporte de six mois le délai accordé aux arbitres pour régler la question. Ces derniers font connaître leur règlement, le 10 avril suivant et dès le 25 avril, les deux parties règlent certains points de la succession. Avec l’accord de Mathieu Amiot, Geneviève de Chavigny vend à Anne Aubert, au prix de 300 livres, un emplacement ayant appartenu à feu Jacques Maheu. On procède ensuite à un échange entre les deux parties, le 9 octobre suivant. Mathieu Amiot donne six arpents et demi de terre sur la Grande-Allée en échange de quelques toises de terre à Place-Royale. il peut se le permettre, car le 8 août 1677, le seigneur Jean Juchereau de Laferté lui a concédé quatre-vingt-dix arpents dans sa seigneurie de Maure. Par ailleurs pour compenser le fait qu’il a perdu ses droits à la noblesse en 1668, faute d’avoir fait enregistrer les lettres reçues du Roi, Jean Talon lui a concédé, le 3 novembre 1672, la seigneurie de Pointe-aux-Bouleaux, agrandie le 16 avril 1687.
Sentant sa fin venir, alors qu’on le qualifie dans les actes de capitaine de milice des habitants de la seigneurie de Maure, il renonce en faveur de ses enfants à toutes les prétentions qu’il peut avoir sur un emplacement qui lui est échu de la succession de feu Jean Maheu, son frère maternel. il décède à Québec le 18 décembre 1688. Le notaire Charles Rageot dresse l’inventaire de ses biens le 29 juillet 1700. De nouveau, c’est la guerre entre les héritiers. Le fils aîné Charles intente un procès à sa mère. Elle a vendu la terre 1500 livres, mais les dettes s’élèvent encore à 700 livres. Marie Miville fort heureusement n’est pas très longtemps témoin de ces déchirements, car elle décède à l’Hôtel-Dieu de Québec le 5 septembre 1702.
Misc. Notes
Recensé à Québec en 1666, à Sillery en 1667 et à Saint-Augustin-de-Desmaures en 1681; lettres de noblesse accordées en 1668 mais non enregistrées; concession de la seigneurie de la Pointe-aux-Bouleaux près de Sainte-Croix le 3 nov. 1672, augmentée le 16 avril 1687 et vendue par sa veuve à Robert Choret le 5 avril 1701; on lui donne 70 ans à son décès.
Conjoint(e)s
Naissance1632
Baptême13/12/1632, Brouage (17)
Décès5/9/1702, Québec
Inhumation5/9/1702, Québec
ProvenanceSaintonge, Brouage (17)
PèrePierre Miville (~1602-1669)
MèreCharlotte Maugis (~1607-1676)
Mariage22/11/1650, Québec
EnfantsPierre (1653-~1710)
 Françoise (1660-1736)
 Jeanne (1670-1749)
Dernière modification 24/3/2008Créé le 10/3/2020 avec Reunion pour Macintosh
Mars 2020