NomJacques Archambault 
Naissancevers 1604, Dompierre (17)
Décès15/2/1688
Inhumation15/2/1688, Montréal
Immigrationvers 1646
ProvenanceAunis, Dompierre (17)
Misc. Notes
Fils d’Antoine Archambault et de Renée Ouvrard, de la paroisse de Dompierre en Aunis, il épouse en France, en 1625, Françoise Touraud dont il a sept enfants. Son épouse, Françoise Touraud, décède le 9 décembre 1663. il contracte mariage dEvant le notaire Sévérin Ameau, le mardi 26 janvier 1666, avec Marie Denot, veuve de Louis Ozanne, de Mathieu Labatt et d’Étienne Vien, et fille d’Élie Denot et de Marguerite De Lafons de Porcheresse, évêché d’Angoulême en Angoumois. Ils n’ont pas d’enfants.
Il est laboureur. Un contrat dEvant le notaire Savin de La Rochelle laisse supposer qu’il possède des vignes, car le 15 août 1637, il vend au marchand Jérôme Bonnevie trois tonneaux de vin blanc. C’est à l’instigation du sieur de Repentigny qu’il vient en Nouvelle-France en 1646 y amenant sa femme et leurs six enfants. On le retrouve au pays travaillant sur la ferme de Repentigny appartenant au sieur Pierre Legardeur. Ce dernier la lui loue le 16 octobre 1647, avec la maison, les terres labourables, les herbages et tout ce qui peut lui appartenir, sauf deux chambres et la moitié de la cave pour la somme de 700 livres. Le contrat nous apprend qu’il doit déjà 240 livres pour une grande chaloupe achetée du sieur de Repentigny et 898 livres et 10 sols pour des bestiaux, de l’argent prêté, des outils et de la nourriture pour ses hommes. Le sieur de Repentigny étant décédé en mai 1648, il reconnaît devoir au tuteur de ses enfants la somme de 384 livres et 7 sols le 19 août 1649. Ses comptes envers la veuve et les enfants du sieur de Repentigny s’élèvent encore à 800 livres, le 26 janvier 1650. il s’engage alors à rembourser à raison de 44 livres 8 sols et 10 deniers par année.
Même si son expérience sur la terre du sieur de Repentigny ne s’est pas révélée positive, il ne se laisse pas décourager pour autant. Le sieur Louis d’Ailleboust lui concède une terre de quatre arpents de front à Cap-Rouge, le 15 septembre 1651. Monsieur de Maisonneuve en fait autant à son égard en lui cédant un arpent de terre en superficie, à Montréal, trois jours plus tard. il veut d’abord développer ses deux habitations. Le 23 septembre 1654, il achète d’Étienne Dumets la maison qu’il a construite sur son habitation de Cap-Rouge. l’acte nous dit qu’il habite alors à Cap-Rouge. il verse 71 livres pour cet achat et en obtient quittance finale, le 4 septembre 1654. Cependant, son coeur est à Montréal où sa fille Anne vient de se marier le 2 février précédent. il a assisté à la cérémonie de mariage et à la signature du contrat, qui a lieu exceptionnellement près de deux mois après le mariage. il revient à Québec au printemps de 1654 pour retourner définitivement à Montréal à l’automne.
Le 30 mars 1655, on le compte parmi les habitants de Ville-Marie qui passent un contrat avec le chirurgien Étienne Bouchard pour qu’il les soigne lui et les siens à raison de 100 sols par année. N’étant plus en mesure de s’occuper de son habitation de Cap-Rouge, il donne tout pouvoir au Père Jean Dequen, le 13 février 1657, de la vendre ou de la louer. À compter du 11 octobre 1658, on fait appel à ses services pour creuser des puits. Le sieur de Maisonneuve l’engage à en forer un de cinq pieds de diamètre et en profondeur jusqu’à ce qu’il atteigne deux pieds d’eau stable en dessous de la source et cela dans le fort. il fait ce travail à ses frais. Les résultats s’avèrent bons, puisqu’il en retire 300 livres et que successivement l’abbé De Queylus lui en commande un semblable au même prix pour l’Hôpital, le 8 juin 1659, puis Jacques Leber et Charles Lemoyne, le 17 mai 1660 aux mêmes conditions. il est confirmé à Montréal le 24 août suivant.
Il se désintéresse quelque peu du travail de la terre, après le décès de son épouse. Le 15 décembre, il loue pour trois ans à Pierre Dandonneau toute la terre ensemencée sur son habitation en une pièce avec celle que le nommé Bourgeois a fait valoir. l’année suivante, le 16 novembre 1664, il creuse de nouveau un puits, cette fois pour Claude Robutel à raison de 150 livres. il se préoccupe par la suite de sa succession en faisant procéder au partage de sa terre entre ses cinq enfants. Le notaire Basset se charge de cette tâche, le 26 avril 1668. La terre est partagée en cinq lots et on procède au tirage au sort.
Il continue à forer des puits, car le 11 juillet 1668, Étienne Banchaud lui en commande un pour la somme de 250 livres. Le 3 décembre 1675, il vend au Sulpicien Gilles Perrot pour la somme de 100 livres, un morceau de terre de cinq perches et trois pieds par trois perches et douze pieds et demi de terre sur la part qu’il détient encore de son habitation de la rue Saint-Jacques. il donne quittance à Jacques Testard de la somme de l00 livres, le 26 novembre 1676, pour ce qu’il a payé en 1660 sur le forage du puits des sieurs Jacques Leber et Charles LeMoyne. en 1678, < considérant que leur père et beau-père Jacques Archambault est septuagénaire et incapable de travailler > ses enfants et leurs conjoints promettent de lui verser chaque année comme pension viagère la somme de 100 livres jusqu’à la fin de ses jours et le laissent libre d’aller vivre où il le désire. il vit encore dix ans et est inhumé à Montréal le 15 février 1688.
Conjoint(e)s
Naissancevers 1599, Dompierre (17)
Décès1663
Inhumation9/12/1663, Montréal
ProvenanceAunis, Dompierre (17)
Mariagevers 1629, Dompierre (17)